Le jonc épars pousse dans les marais, les prés humides, les fossés, au bord des étangs, dans les marécages et les terrains découverts humides d'une grande partie de l'Amérique du Nord, et sur tous les continents sauf l'Australie et l'Antarctique. Le rat musqué se nourrit de ses rhizomes, et les touffes abritent les oiseaux des milieux humides et les petits mammifères. On l'étudie aussi pour les marais filtrants, car il absorbe les nutriments des eaux usées. Au Québec, l'espèce est indigène, surtout sous la forme de la sous-espèce de l'Est solutus, appelée jonc lâche. La sous-espèce eurasienne effusus est introduite ici, et le jonc de La Pylaie (Juncus pylaei), très semblable, est traité comme une espèce indigène distincte.
Le nom de genre vient de iuncus, le mot latin pour jonc, et effusus signifie étalé, en référence à la grappe de fleurs lâche. En Europe, la moelle pelée était trempée dans le gras pour fabriquer des chandelles de jonc, moins chères que les bougies, d'où l'ancien nom anglais lamp rush. Au Japon, la même espèce, appelée igusa, sert à tisser le dessus des tatamis.
